RETOUR SUR LA CONFÉRENCE, LE LABEL BAS CARBONE : UN OUTIL AU SERVICE DE LA TRANSITION POUR LES FILIÈRES AGRICOLES

Mardi 25 février 2020 au Salon International de l’Agriculture, les acteurs du consortium CarbonThink en partenariat avec Idele et InVivo organisent une demi-journée d’information et d’échange sur le thème : « Le Label Bas Carbone : un outil au service de la transition pour les filières agricoles. Quels types de financements et quels rôles pour les entreprises ? ». Voici un aperçu des échanges…

 

TERRASOLIS (Maximin Charpentier, également vice-président APCA) : 

La valorisation du Carbone offre un nouveau modèle économique à l’agriculture. L’agriculteur doit être rémunéré pour les actions de réduction d’émissions de gaz à effet de serre de son exploitation, de stockage de carbone atmosphérique dans ses sols et de substitution de carbone fossile par la biomasse qu’il produit pour les marchés. Rappelons que l’autonomie azotée est une des clefs de l’agriculture bas carbone, promue par Terrasolis.

INRAE (Jean François Soussana)

Avec la forêt, la séquestration de carbone dans les sols est sans doute la seule technologie d’émission négative disponible à grande échelle avant les années 2050 pour limiter le réchauffement climatique à 2°C, voire 1,5 °C. L’INRAE estime le potentiel de stockage de carbone dans les sols cultivés français à 30 millions de tonnes de CO2 équivalent par an, soient 7% des émissions françaises de gaz à effet de serre ou 40% des émissions agricoles.

I4CE (Claudine Foucherot)

Porté par le Ministère de la Transition écologique et solidaire, le Label Bas Carbone est un cadre de certification national volontaire, innovant et transparent offrant des garanties sur la qualité des projets locaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre ou de séquestration du carbone. Des garanties qui ouvrent aux porteurs de ces projets de nouvelles perspectives de financement. Reste encore à travailler la réduction des coûts de transaction, notamment grâce aux apports des technologies numériques, et la valorisation des contributions des financeurs.

 

IDELE (Jean-Baptiste Dollé)

La filière bovine engagée depuis 2013 dans la réduction de son intensité carbone, grâce notamment au travail de l’Idele, a produit la première méthode d’évaluation des réductions d’émissions de gaz à effet de serre en élevage. Depuis sa reconnaissance par le label Bas Carbone fin 2019, près de 400 élevages français se sont engagés dans la démarche Carbon Agri. Sur une ferme bovine moyenne, la baisse des émissions de CO2 sur cinq ans est estimée entre 300 et 400 tonnes.

Chambre d’agriculture Pays de Loire (Sarah Colombié)

Stockant du carbone dans son sol et dans sa biomasse, la haie, avec Carbocage, est prête pour le Label Bas Carbone. Un km de haie stocke entre 3 et 5 tonnes de carbone (x3.66 = 11 à 18 T de CO2) par an. Le tout multiplié par un prix du carbone attractif permettra à la haie de passer du statut de contrainte à opportunité sur une exploitation agricole.

 

ARVALIS (François Laurent)

Côté grandes cultures, la production de la méthodologie d’évaluation des systèmes est en cours. Agrosolutions, partenaire CarbonThink, est en appui des instituts techniques comme Arvalis pour réaliser ce travail.

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CarbonThink (par AGROSOLUTIONS, I4CE, INRAE, PLANET A et TERRASOLIS)

Financé par la Région Grand Est, CarbonThink est le nom d’un projet visant à faire la démonstration du financement de 100 fermes en Grand Est (grandes cultures, viticulture, élevage) pour leur performance Carbone. S’appuyant sur les méthodologies nationales d’évaluation Carbone (Carbon Agri, Carbocage, Grandes cultures…), il s’agira en outre d’ici 2022 de mobiliser une communauté de financeurs (privés et publics) et de développer un outil numérique (via la technologie blockchain) d’évaluation et de financements des fermes Bas Carbone.

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Cette demi-journée a compté également sur les interventions de Thierry Blandinière (InVivo), Carmen Muñoz-Dormoy (Planet A), Benoît Leguet (I4CE), Julien Viau (MTES), Marie-Thérèse Bonneau (CarbonAgri), Maryvonne Lagaronne (agricultrice), Jean-Pierre Rennaud (Planet A), Luc Bachelet (Carbone 4), David Laurent (Entreprises pour l’environnement), Didier Robert (InVivo)… Et la participation d’un public très nombreux, preuve en est de l’importance de l’enjeu climatique auquel l’agriculture répond.

 

 

 

By | 2020-04-10T09:35:34+02:00 2020/03/30|Actualités|