BIOÉNERGIES ENJEUX GÉOPOLITIQUES ET STRATÉGIE GRAND EST

 

Lors de la foire de Châlons en Champagne, Terrasolis, la Fondation Jacques de Bohan, la CCI Marne en Champagne et la Fondation Paris-Reims ont organisé une grande conférence sur les bioénergies. Autour du grand témoin Didier HOUSSIN, Président de l’IFP Energies Nouvelles, nous avons invité des personnalités à échanger autour de 2 questions principales : Quels sont les enjeux géopolitiques des bioénergies et quelle stratégie en Grand-Est pour accélérer son développement ?

Le système énergétique mondial est couvert à 85% par des énergies fossiles et 15% par des énergies renouvelables.

« L’enjeu de la transition énergétique, c’est d’aller vers un mix énergétique qui ne soit plus émetteur de gaz à effet de serre…il nous faut atteindre la neutralité carbone à horizon 2050 et amorcer sans plus attendre la baisse des émissions de CO2. » Didier HOUSSIN, Président de l’IFPEN

Agriculture et enjeux géopolitiques liés à l’énergie

« L’agriculture est à la fois victime, cause et solution de la transition énergétique » Olivier DAUGER, Président de la chambre d’agriculture des Hauts de France et administrateur de la FNSEA.

L’agriculture est un problème mais aussi une solution en matière de transition énergétique face aux enjeux du climat : passer des énergies fossiles aux énergies renouvelables et limiter les émissions de gaz à effet de serre.

Produire plus mais en utilisant moins. Le défi du climat va pousser l’agriculture à plus de résilience et durabilité et à faire face à ses propres enjeux : eau, phytosanitaires, fertilité des sols et biodiversité. Via la photosynthèse, l’agriculture produit du carbone renouvelable. C’est sa fonction première. C’est le premier maillon de la chaine de la bioéconomie. « Au lieu d’opposer l’alimentaire et le non-alimentaire, il faut considérer que ça marche ensemble, ensemble et non l’un contre l’autre », Sylvain DEMOURES, Secrétaire général du Syndicat National des Producteurs d’Alcool Agricole.

 

Un effort doit être fait sur « l’organisation de la filière forestière et agricole pour évaluer le potentiel global d’approvisionnement de la biomasse pour assurer un gisement durable et transparent de la ressource, pour assurer la collecte et la distribution de la ressource au meilleur coût » Didier HOUSSIN

Pour produire des bioénergies, il faut produire de la biomasse, et donc anticiper pour être en capacité de produire en quantité nécessaire la biomasse agricole attendue. L’augmentation de la productivité passera par un remaniement de la Politique Agricole Commune et la construction de nouvelles filières à 20 ans, et ainsi accompagner les changements de pratiques des agriculteurs. La cohésion entre les agriculteurs et les acteurs de la valorisation de la production agricole est primordiale. L’agriculteur ne peut produire à perte, il produit en adéquation avec la demande, et donc le marché, mais aussi pour sécuriser son revenu complémentaire.

Les filières de l’amont et l’aval de la bioéconomie (ici spécifiquement la Bioénergie) sont interdépendantes. Elles forment un collectif.

La Région Grand Est se positionne en leader

Le Grand-Est est le premier territoire disposant de toutes les ressources notamment dans la production de biocarburants /biocombustibles qu’il s’agisse de bioéthanol, de biodiésel, de biogaz, de charbon végétal voire demain de biohydrogène. Ce panorama répond aux objectifs de mix énergétique de 2050.

Cette conférence a permis d’exprimer l’ambition forte de la Région « d‘être leader dans le domaine de la bioéconomie et plus particulièrement sur les bioénergies », Philippe MANGIN, Vice-Président du Conseil Régional Grand Est. Cela aura un impact global sur l’ensemble de l’économie du territoire favorisant le développement des formations, des politiques de soutien, des innovations, de la recherche, et la création d’emploi, sur un territoire où l’écosystème des acteurs et des moyens sont déjà en place, « …s’appuyer sur les acteurs économiques et académiques, c’est avec eux que la Région doit tracer sa feuille de route » Philippe MANGIN.

 

Cette ambition, c’est aussi celle d’une économie circulaire où l’agriculture tient toute sa place, permettant la création de valeur sur les territoires, et les richesses ainsi créées seront restituées aux acteurs de la chaine de valeur du territoire. « C’est un tryptique partagé entre l’Etat, le Région, et les agriculteurs pour investir sur une stratégie commune sur le territoire » Hervé LAPIE, Président de la FDSEA51 et de la FRSEA Grand Est. Ces 3 acteurs doivent investir dans la filière pour créer de la valeur.

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Nous restons à votre disposition pour toutes questions éventuelles par mail à l’adresse suivante : contact@terrasolis.fr

By | 2019-10-28T16:55:19+00:00 2019/10/28|Actualités, Événements|